17 avr. 2018

Avec du safran, la paëlla / Con azafrán, la paella


Trop sèches, ou insipides,  ou pâteuses. Chiches en riz. Très onéreuses, voilà des défauts communs des paellas. Ah, ça, c’est tout un art et aucune ne se ressemble !
Demasiado secas, o insípidas, o pastosas. Escasas en arroz. Muy onerosas, ahí son los defectos comunes de las paellas. ¡Ha, es todo un arte y ninguna se parece!

                                                                                                 
Un peu d’histoire...La paëlla, mot d’origine latine « patella » puis du vieux français « paele » désignait la poêle plate avec, non un manche mais deux anses que vous connaissez sans doute. De la poêle au plat, voilà la paella moderne (notez que les 2 LL se prononcent Y et non L, comme dans paya, d’accord ?)
Son origine se trouve à Valencia aux XVº et XVIª siècles dans les zones maraîchères et humides (Albufera) où l’on cultive riz et légumes. Un plat complet auquel on ajoutait des morceaux de lapin, canard, des oiseaux, des escargots, enfin ce qu’on avait sous la main en plus des légumes de saison. La paella aux crustacés, dont on ignore si elle est contemporaine de la première, est née…au bord de la Méditerranée, oui !
On cuisait lentement le tout sur un feu de branches d’oranger. Je pourrais vous raconter tant d’autres choses, mais il vous suffira de taper « histoire de la paella »…Mr Google vous dira tout.
Un poco de historia…La paella, palabra de origen latina “patela” luego del francés antiguo “paele” designaba la sartén plana sin mango pero con dos asas que sin duda conocen. De la sartén al plato…
Su origen se encuentra en Valencia en los siglos XV y XVI en las zonas hortenses y húmedas (Albufera) donde se cultiva arroz y verduras. Un plato completo al cual se añadía trozos de conejo, pato, pájaros, caracoles, en fin, lo que se tenía a mano junto con las verduras de temporada. Se ignora si la paella de mariscos data de la misma época pero nació…al borde del Mediterráneo. ¡Sí!
Se cocía lentamente el arroz en un fuego con leña de naranjos. Les podría contar tantas otras cosas sobre este plato, pero les bastará teclear “historia de la paella” y el señor Google les dirá todo.


 Peinture: Conrado Meseguer
pintura-de-conrado-meseguer.jpg  














Traditionnellement ce sont les hommes qui la préparent, enfin qui la cuisent car les petites mains qui coupent tous les ingrédients à l’avance…c’est comme pour les barbecues, vous voyez ? Mais quand on est nombreux, les dimanches en famille, un repas avec des amis, c’est un repas complet et facile, qui plaît à tous et qui s’adapte à la bourse de chacun : tout dépend des ingrédients qu’on y met.
Mon amie italienne m’a raconté qu’invitée à un dîner chez des voisins allemands, elle a eu du mal à avaler une paella avec du poulpe et des saucisses…à chacun sa recette !

Son los hombres los que tradicionalmente la preparan, bueno que la cuecen ya que, al igual que con las barbacoas, son “las pequeñas manos” las que cortan antes todos los ingredientes… ¿ven lo que quiero decir? Pero cuando hay muchos comensales, los domingos en familia, una comida entre amigos, es un plato completo y fácil, que agrada a todos y se adapta al bolsillo de cada cual: todo depende de los ingredientes elegidos.
Mi amiga italiana me contó que, invitada a una cena en casa de unos vecinos alemanes, le costó tragar una paella con pulpo y salchichas… ¡a cada cual su receta!

Suite à cela, je me suis demandé si vous aussi vous aviez mangé des paëllas spéciales, si on en trouvait surgelées ou fraîches en Belgique, au Canada, en Suisse ou ailleurs. Peut-être même en préparez-vous ? Racontez-moi. Por favor. 

Después de eso me pregunté si ustedes también habían comido paellas especiales, si encontraban ese plato congelado o fresco en Noruega, Canadá, Suiza u otras partes. ¿Tal vez lo preparan ustedes mismos? Cuéntenme. Por favor.

10 avr. 2018

Idylle / Idilio





Idylle
À Enrique Durán
Federico GARCÍA LORCA

Tu voulais que je te dise
le secret du printemps.

Mais je garde le secret
tout autant que le sapin.

Arbre dont les mille doigts
indiquent mille chemins.

Je ne te dirai jamais, mon amour,
pourquoi, lent, le fleuve coule.

Mais je mettrai dans ma voix coupée
le ciel cendré de ton regard.

Tourne autour de moi, ma brune!
Et prends soin de mes feuilles.

Tourne encore, tourne toujours
jouant à la noria de l’amour.

Même si je le voulais, je ne peux te dire,
hélas, le secret du printemps.

(Trad:Colo)

Idilio de Federico García Lorca

A Enrique Durán

Tú querías que yo te dijera
el secreto de la primavera.

Y yo soy para el secreto
lo mismo que es el abeto.

Árbol cuyos mil deditos
señalan mil caminitos.

Nunca te diré, amor mío,
por qué corre lento el río.

Pero pondré en mi voz estancada
el cielo ceniza de tu mirada.

¡Dame vueltas, morenita!
Ten cuidado con mis hojitas.

Dame más vueltas alrededor,
jugando a la noria del amor.

¡Ay! No puedo decirte, aunque quisiera,
el secreto de la primavera.


4 avr. 2018

Il y a cinq ans... / Hace cinco años

Il y a cinq ans donc, je publiais ce poème et j'y ai pensé en allant revoir la côte nord de l'île qui, à cette époque, avait brûlé. Calcinés les pins, les plantes, un spectacle désolant.
Et cinq ans plus tard... 
Hace cinco años pues, publicaba este poema y volví a pensar en él yendo a ver la costa norte de la isla que, en aquella época,se había quemado. Calcinados los pinos, la plantas, un espectáculo desolador.
Y cinco años más tarde...
 
2013   (clic pour agrandir)                                                    2018
                                                 

 
 

 









 (poème déjà publié ici, mais vous l'avez peut-être oublié:-)))
 
On dit que les plantes ne parlent pas

Rosalía de Castro 

 

On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent,
Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance,
On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe,
Ils murmurent et s'exclament:
- Voilà la folle rêvant
De l'éternel printemps de la vie et des champs,
Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs,
Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.
- Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs,

Mais je continue à rêver, pauvre, incurable somnambule,
À l'éternel printemps de la vie qui s'éteint
Et à la persistante fraîcheur des champs et des âmes,
Bien que les uns se fanent et les autres s'embrasent.

Astres et sources et fleurs, ne médisez pas de mes rêves,
Sans eux, comment vous admirer et comment vivre sans eux?
(Trad: Colo) 

Dicen que no hablan las plantas

Rosalía de Castro



Dicen que no hablan las plantas, ni las fuentes, ni los pájaros,
Ni el onda con sus rumores, ni con su brillo los astros,
Lo dicen, pero no es cierto, pues siempre cuando yo paso,
De mí murmuran y exclaman:
—Ahí va la loca soñando
Con la eterna primavera de la vida y de los campos,
Y ya bien pronto, bien pronto, tendrá los cabellos canos,
Y ve temblando, aterida, que cubre la escarcha el prado.

—Hay canas en mi cabeza, hay en los prados escarcha,
Mas yo prosigo soñando, pobre, incurable sonámbula,
Con la eterna primavera de la vida que se apaga
Y la perenne frescura de los campos y las almas,
Aunque los unos se agostan y aunque las otras se abrasan.

Astros y fuentes y flores, no murmuréis de mis sueños,
Sin ellos, ¿cómo admiraros ni cómo vivir sin ellos?

28 mars 2018

Plumes au vent / Plumas al viento


Le vent dans un poème de / El viento en un poema de

 Carmen Boullosa (Mexico 1954)




 No eres la pluma...(Tu n'es pas la plume...)


No eres la pluma 
que al aire se inclina,
ni el cuello tibio del ganso,
ni la piel del tímido durazno:
eres el injerto de toda esa ternura
en la fuerza del monte,
en el salto de un felino acorralado.

Tu n’es pas la plume
qui au vent s’incline
ni le tiède cou de l’oie,
ni la peau de la timide pêche:
tu es la greffe de toute cette tendresse
dans la force de la forêt,
dans le saut d’un félin traqué.
(Trad: Colo)

Un vent, bien moins doux et poétique, la bourrasque Hugo, et ses dégâts le week-end dernier... 
Un viento, mucho menos suave y poético, la borrasca Hugo, y sus daños el fin de semana pasado...

 
Foto AH, IP, gracias!